Vos bonnes résolutions : En faire de vrais objectifs ?

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5cr6ezaohl8-jonathan-simcoeEn 2017, Je perds ces 3 kilos, j’arrête de fumer, je mange équilibré, je fais du sport, je suis plus patient avec les enfants, je ferais de la méditation, 15 min par jour sur 24h c’est facile quand même ! En 2017, je serais mieux organisée.

Et si nos résolutions 2017 ressemblaient étrangement à celles de 2016, et peut être bien que 2015, c’était un peu les mêmes aussi ?

Le 1er janvier, on reprend notre vie en main ! Tous les espaces de laisser-aller sont traqués ! Comme en septembre et au printemps. Une liste à la Prévert de bonnes idées, un nombre impressionnant de décisions, toutes indispensables, et la plupart oubliées le 2 janvier. Engagements difficiles à réaliser car peu concrétisés ni même assez conscientisés. C’est important ce temps de rêve, c’est la première marche mais ce n’est pas suffisant pour atteindre un objectif. Est-ce par un manque de volonté? La volonté permet le premier pas mais elle sera fortement mise à mal par nos fluctuations émotionnelles inévitables. Et on craque pour un carré de chocolat, pour une clope dans un moment de colère, de tristesse, de fatigue. Plus qu’un manque de volonté, c’est un projet peu préparé qui voue ces résolutions à l’échec.

La fin d’année nous invite à un bilan sur nous-même et à une confrontation à notre représentation idéale. Les bonnes résolutions, nous explique I.Filliosat, c’est une tentative d’aller vers cet idéal de soi, forcément en écart avec notre réalité. Tourner une page, que le “vrai nous” émerge enfin, devenir une meilleure personne, un nouveau départ ! Soi ….. mais en mieux.

Ce ne sont pas de réels projets, ces résolutions restent de l’ordre du fantasme, « ça serait bien si… »

Pourtant certains de nos vœux sont importants pour nous, et même parfois nécessaires. Comment transformer ces fantasmes en de véritables objectifs avec des chances de réussite ?

 

Etablir une feuille de route !

Prenez d’abord le temps de vous poser sur cet objectif, nous rappelle la PNL* :

Quel est votre but ? Nous avons parfois une vague idée de ce qui serait bien mais c’est plus une sorte de norme générale. Est ce que cet objectif est adapté à notre vie, notre personnalité en dehors de toutes injonctions extérieures? Est-ce que c’est par devoir que je prends cette nouvelle décision ? Est- ce qu’elle me crée une nouvelle obligation ? Est-ce que c’est politiquement correct mais en désaccord avec ce que j’aime profondément ? As-t-on décidé parce qu’ “il faudrait” ou par un réel projet ?

La culpabilité est souvent à la clé de ce genre de résolution avec l’autodénigrement. Pourtant ce n’est pas la volonté le premier facteur de réussite, c’est la satisfaction que le but promet qui est important, bref que ce projet vous tienne à cœur.zen

Votre objectif est-il réaliste ? Est-il concrètement faisable ? Si vous mettez la barre trop haute vous risquez le découragement. Posez-vous la question : « Pourquoi je n’ai pas déjà réussi à le faire en 2016, en 2015, 2014 ? » bref si c’était si simple, je l’aurais déjà fait ! Ne prenez  pas 40  résolutions, ce n’est pas tenable.

Un objectif quantifiable : Quelles sont vos critères de réussite ? Créez des alertes sur votre portable dans les 6 prochains mois pour évaluer où vous en êtes.

Et VISUALISEZ ! Faites des exercices de visualisation, écrivez ce que vous souhaitez. Prenez le temps de l’imaginer comme si vous y étiez déjà. 5 min chaque soir en s’endormant. L.KING a montré qu’écrire sur  son meilleur futur plutôt que d’écrire sur sa journée donnait  plus d’humeur positive, un sentiment d’être plus heureux, moins malade, c’est inspirant. Cela rend l’objectif à la fois bon et possible déjà en adéquation avec soi. Ceux qui visualisent leur objectif ET les obstacles possibles ainsi que les moyens de les surmonter réussissent davantage. En général on s’attarde sur les conséquences positives, pourtant c’est souvent les conséquences négatives qui font capoter l’objectif. « Ok pour perdre des kilos et me priver de sortie ? »

J’avais lu quelques part : « Ne pas avoir d’objectif clair, c’est faire une photo sans mise au point » Préciser sa résolution au maximum, anticiper les étapes, les difficultés possibles et y trouver des parades. Imaginer chaque marche de votre objectif jusqu’à la dernière.

Eviter les mots coquilles : “être plus motivé”, “plus zen” oui mais concrètement, c’est quoi ?  Faites-le en terme positif qui vous indiquent vos attentes et en terme bon pour vous : « je veux m’aigrir » et différent de “je veux gagner en légèreté “….Programmez-vous pour la réussite et non pour l’échec.

En entreprise, on parle de méthode SMART : Spécifique, Mesurable, Acceptable, Réaliste et temporellement défini ».

R.WISEMAN, psychologue, a réalisé une étude sur les réussites de nos vœux pieux. Un an plus tard seul 12% ont atteint leur objectif. Ç’est rassurant de ne pas se sentir seul ! Il ressort aussi de cette étude que pour les hommes, il est efficace de définir précisément leur objectif et de créer un système de récompense positive (mincir pour être plus sexy…..). Pour les femmes, un des facteurs de réussite les plus importants, est de parler de leur objectif autour d’elles à leurs amis et leurs familles, de s’engager devant d’autres.

“Je ne veux plus m’énerver avec les enfants” est un objectif super mal formulé : il ne prévoit pas de dates et surtout comment vous allez y arriver ! “Je veux faire du sport 30 min tous les samedis matin de 8H à 9H, je me suis arrangé pour faire garder les enfants” : est un objectif qui a plus de chances d’être atteint. Vous voyez la différence ?

Certains disent qu’il faut 21 jours pour entreprendre une nouvelle habitude, d’autres études montrent entre deux et six mois, en moyenne 66 jours. Alors persévérance…

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Mais surtout souvenez-vous, c’est bon de ne pas tout maitriser, c’est notre part d’humanité ! Attention à l’illusion du contrôle. Il existe des parts de nous-même qu’on ne maitrisera jamais…ce fameux inconscient..

Et vous pouvez décider aussi de ne rien décider… c’est le paradoxe du changement c’est dans l’acceptation qu’intervienne les plus profonds changements….

 

 

*Programmation neuro linguistique

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